mardi 5 août 2008

Restaurant Bio « Une fleur des champs » à Strasbourg :


Pour fêter l’anniversaire de Sophie, nous sommes allés au restaurant. C’est presque par hasard que le choix s’est porté sur un restaurant nommé « Une fleur des Champs ». Au fil du repas et de notre discussion avec le serveur, nous apprenons que ce que nous mangeons est totalement bio, chose qui n’était pas explicitement mise en avant, et qu’en plus la nourriture était cultivée en partie par le restaurant.


Interloqués, nous nous retrouvons trois jours plus tard à interviewer ce serveur qui se trouvait être aussi le propriétaire. Nous voulions comprendre pourquoi la mention bio n’apparaissait pas ? et quel était la philosophie de ce restaurant atypique.


La réponse est toute simple. L’objectif est de sensibiliser les gens à la qualité de la nourriture bio. En « cachant » la mention AB, des clients septiques peuvent aussi venir. C’est après avoir apprécié le repas, en discutant, qu’ils découvrent l’origine des produits.


Cet homme nous a raconté qu’il voulait être agriculteur quand il était petit. Son pere voulait qu’il fasse un métier qui rapporte plus d’argent, il est donc devenu banquier. Pendant des années, il mangeait chaque jour au restaurant. C’est lorsqu’il est tombé malade qu’il a decidé de créer un restaurant avec une nourriture saine.

Une belle initiative qui allie plaisirs, découverte et sensibilisation !

UNE FLEUR DES CHAMPSALIMENTATION NATURELLE4, rue des Charpentiers - 67000 StrasbourgTél : 03 90 23 60 60 - Fax : 03 90 23 60 61E-mail : contact@restaurant-biologique-67.com
Site internet : http://www.restaurant-biologique-67.com

vendredi 1 août 2008

Fabien Metz, agriculteur conventionnel classique de la region alsacienne

Une belle maison jaune à colombages, typique d’Alsace, un hangar et une cour impeccable, des tracteurs gigantesques, un matériel parfaitement rangé, environ 150 ha, pratiquement que du maïs… On se serait cru dans une exposition de ferme modèle.

Après la visite, nous avons discuté une grosse demi-heure sur le rapport à l’agriculture, à la terre et à la nature en générale de notre agriculteur. Celui-ci, très engagé à l’échelle de son canton, semblait très au courant des problématiques actuelles et notamment des problèmes environnementaux. La monoculture de maïs lui a compacté son sol (car elle use le sol toujours de la même façon ce qui l'empêche de respirer) qui a donc besoin de tracteur toujours plus puissant pour le travailler. Il pratique alors l’agriculture raisonnée et a débuté une petite rotation de culture de maïs par quelques ha de blé pour soulager sa terre.
M. Metz est aussi engagé dans l’agriculture internationale puisqu’il appartient à une association d’aide aux agriculteurs maliens.

On sent qu’il a conscience des limites de ces pratiques culturales, pourtant un éventuel changement est trop difficile. Il trouve l’idée de passer au bio et au local intéressante, cependant il lui faudrait des clients, d’autres connaissances agricoles… et puis que faire des 150 ha ? et des machines dans lesquelles il a investi des milliers d’euros ?
On a le sentiment que même lorsque la conscience est là, les agriculteurs sont pris au piège de leur spécialisation.